Histoire des églises baptistes

baptistes

John Smyth et la première communauté baptiste
Au début du 17e siècle, un certain nombre de chrétiens trouvaient que l’église anglicane n’était pas allée au bout des réformes nécessaires et décidaient de s’en séparer. Ces séparatistes ont été rapidement persécutés. Un de ces groupes, conduit par John Smyth et Thomas Helwys, quitta l’Angleterre pour s’établir à Amsterdam en 1608 et y rencontra la pensée anabaptiste.

Ils acquirent la conviction que le baptême des enfants ne se justifiait pas dans le nouveau testament, et que le baptême devait être accordé aux seuls adultes croyants sur la base de leur profession de foi.
La première église baptiste fut fondée en 1609.
Pour ces baptistes, la liberté religieuse était essentielle, ainsi que la séparation de l’église et l’Etat : la religion est une affaire entre Dieu et l’homme, le roi n’a pas à intervenir là dedans.
Smyth meurt en exil à Amsterdam en 1612.

Débuts difficiles en Angleterre – Thomas Helwys – John Bunyan
Thomas Helwys (1575-1616) rentre en Angleterre en 1612 pour y fonder la première église baptiste d’Angleterre à Spitafields près de Londres. Il prêche la liberté religieuse pour tous, ce qui lui vaudra de mourir dans la prison de Newgate.
Les églises baptistes se répandent en Angleterre, puis en Ecosse, au pays de Galles, et en Irlande. Elles se répartissent en deux tendances les baptistes « généraux » et les baptistes « particuliers » vers 1633.
La persécution ne cesse pas.

John Bunyan, (1628-1688), prédicateur arrêté en 1660, rédige pendant ses 12 ans d’emprisonnement dans la geôle de Bedford plusieurs livres dont le célèbre « Voyage du pèlerin », best seller toujours édité.

La première église baptiste américaine – Roger Williams
De nombreux puritains, séparatistes, baptistes et autres anticonformistes avaient choisi la voie de l’exil en Amérique. Parmi eux le pasteur puritain Roger Williams (1603-1684) fonde en 1636 la colonie de la Providence (état de Rhode Island) basée sur la liberté en matière de religion. Deux ans plus tard il devient baptiste et fonde la première église baptiste américaine.
Les églises baptistes se répandent rapidement en Amérique. Elles vont jouer un rôle clé pour introduire la liberté religieuse et la séparation de l’Eglise et de l’Etat dans la constitution américaine (1er amendement) au moment de la guerre pour l’indépendance américaine (1775-1783).

Le zèle missionnaire – William Carey
William Carey (1761-1834), jeune cordonnier devient prédicateur autodidacte, et brûle du désir d’évangéliser ceux qui ne connaissent pas Dieu et Jésus-Christ. Pour lui, le commandement de Jésus d’évangéliser est un ordre, comme le baptême.
Par ses écrits et ses sermons en 1792 il convainc ses auditeurs de fonder La Baptist Mission Society, mission chargée de recruter, former et envoyer des missionnaires partout dans le monde.
William Carey est considéré comme le père des missions modernes.
Lui-même va partir comme missionnaire en Inde à Sérampore et traduire la Bible en 44 langues
Au milieu du 18ème siècle, les réveils conjugués aux efforts de William Carey vont contribuer à insuffler l’élan missionnaire et fournir de nombreux candidats pour la mission.
Le nombre d’églises baptistes va augmenter de façon significative au 19ème siècle.
Au 19ème siècle les baptistes anglais, écossais, gallois, irlandais créent des unions afin de coordonner les églises locales, créer des œuvres sociales, des écoles pour former les pasteurs.
De grands prédicateurs rassemblent des foules considérables.

Spurgeon (1834-1892)
Charles SpurgeonCharles Spurgeon prêche dès 22 ans à des foules de 10000 personnes. Il construit le Metropolitan Tabernacle qui accueille 6000 personnes. Ses sermons publiés chaque semaine sont de vrais succès populaires. Il écrit de nombreux livres, commentaires.
Il crée le Spurgeon’s college pour la formation des pasteurs en 1857, deux orphelinats, un foyer pour personnes âgées, des œuvres d’évangélisation….

Martin Luther King (1929-1968) Martin Luther King
Ce pasteur baptiste noir américain devient la figure de proue du mouvement de lutte pour les droits civiques. Il prône l’action non-violente et la désobéissance civile. Le succès de son action lui vaudra le prix Nobel de la paix le 10 décembre 1964.
Il prêche ensuite en faveur des pauvres gens vivant dans les ghettos des grandes villes.
Il meurt assassiné en 1964.